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Coupés du monde dans le quartier Alhambra

En 2020, aux éditions Bitbook, parait un roman titré Alhambra, en néerlandais. Il sera ensuite traduit en français, avec le titre “Coupés du Monde”. C’est une histoire d’amour entre deux personnes mal logées ou sans-abri: la Flanelle, trans, danseuse, travailleuse du sexe, et Tonio, issu de l’immigration italienne au Limbourg, ancien mineur qui a perdu son travail et qui sombre dans une consommation problématique d’alcool. En plein coeur de Bruxelles, principalement dans le quartier Alhambra, le roman raconte la vie à la rue avec justesse, respect et en s’éloignant des stéréotypes qu’on utilise souvent pour parler de personnes sans-abri.
L’auteur, Filip Keymeulen, est travailleur de rue chez DIOGENES depuis plusieurs années. Nous nous sommes rencontrés dans les jardins de l’ancien hospice pacheco. ça a été l’occasion de parler du livre mais aussi, bien sûr, de son travail.

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Faire le deuil de la rue

Infirmiers de Rue, association qui vise la réinsertion des personnes vivant en rue par l’hygiène et la santé, fête ses 15 ans. Ceci est notre deuxième épisode sur l’association: dans l’épisode précédent, nous avons traité les objectifs et la méthodologie d’Infirmiers de Rue – grâce à Emilie Meessen et Pierre Ryckmans – et nous avons suivi Elisabeth et Margaux en maraude pour mieux connaître leur travail de rue. Dans cet épisode, nous allons découvrir le programme Housing First de l’association – et questionner une personne récemment relogée par Infirmiers de Rue.

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De la rue au logement avec Infirmiers de Rue (premier épisode)

Il y a 15 ans, le 8 janvier 2006, l’association Infirmiers de Rue démarrait ses activités. Au fil des années, grâce à l’expérience de terrain, l’association a développé et affiné sa méthodologie, qui est basée sur la réinsertion par l’hygiène et la santé des personnes vivant en rue. Il s’agit de créer un lien avec les personnes sans-abri les plus vulnérables, tout en favorisant leur estime de soi. Petit à petit, la vision s’élargit et la remise en logement prend de l’ampleur. En 2011, un pôle logement est créé, en complément du pôle rue.

Dans cet épisode, et dans le prochain, nous allons aborder le travail de l’association. Plusieurs membres de l’équipe d’Infirmiers de Rue et une personne relogée nous accompagneront tout au long.

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Le dénombrement des personnes sans-abri et mal logées à Bruxelles

Depuis 2008, La Strada – et ensuite à partir de 2020 Bruss’help – organise tous les deux ans le dénombrement des personnes sans-abri et mal-logées en Région de Bruxelles-Capitale.

Le dernier dénombrement a eu lieu le 9 novembre 2020, les premiers résultats ont été communiqués dans le mois de mars et le rapport intégral vient d’être publié. 5.313 personnes ont été comptabilisées, dont 719 ayant passé la nuit dans l’espace public, un millier en squat et presque 2.000 dans les centres d’hébergement d’urgence ou dans les dispositifs de crise mis en place pendant la crise sanitaire. Par rapport au 2018, il y a eu une hausse de 27,7%, toutes catégories confondues, et, en l’espace de 12 ans, le nombre total de personnes sans-abri ou mal logées comptabilisées a un peu plus que triplé.

Dans cet épisode, Nicolas Horvat, coordinateur du dénombrement pour Bruss’help, nous parle des objectifs, de la méthodologie utilisée et de quelque piste d’analyse de l’évolution du sans-abrisme à Bruxelles.

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Les effets de l’épidémie COVID sur les personnes sans-abri. Une interview avec Julien Damon

Au début de l’épidémie due à la COVID-19, le secteur associatif ainsi bien que les autorités publiques se sont penchés sur plusieurs questions, parmi lesquelles: 1) comment confiner celles et ceux qui n’ont pas de logement et qui, dans la rue, sont vulnérables physiquement et exposés publiquement ? 2) comment gérer, en période épidémique, les centres d’hébergement collectif parfois surpeuplés ? 3) comment assurer l’accès à des soins de santé et le dépistage pour des personnes sans logement et, souvent, sans assurance santé?

Pour trouver des solutions, en Belgique, comme dans d’autres pays européens, les dépenses publiques n’ont jamais été aussi abondantes et le souci d’aider les sans-abri jamais assez prononcé

Dans cet épisode, une interview – malheureusement en ligne – avec Julien Damon, qui est un sociologue français, Professeur associé à Sciences Po Paris, Conseiller scientifique de l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (En3s), Chroniqueur aux Échos et au Point. Julien Damon a publié plusieurs ouvrages sur le sans-abrisme, dont le dernier – titré Inconfinables – qui revient sur comment la France a géré la question sans-abrisme pendant l’épidémie, sur les dilemmes de l’action publique et sur les leçons à tirer de cette crise inédite.

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Le logement au rythme des gens – Housing First à Bruxelles

“Housing First», ou Logement d’abord, est une des approches innovantes en matière de services aux personnes sans-abri qui ont un long parcours de vie en rue et des problématiques de santé physique, mentale ou de consommation de substances.
Pour ces personnes, le processus d’insertion est souvent caractérisé par un nombre important de conditions à remplir et structuré en plusieurs étapes. Le modèle Housing First change la logique: le logement est la première étape et on peut y accéder sans conditions, sauf celles de tout locataire, et une équipe accompagne le locataire dans tous les domaines de sa vie.

Elaboré par Sam Tsemberis à New York, ce modèle a été appliqué aux États-Unis, au Canada et dans plusieurs pays européens. En Belgique le modèle a été testé pendant 3 ans, de septembre 2013 à juin 2016, dans plusieurs villes, y compris Bruxelles, et ensuite implémenté plus largement. Dans la région Bruxelles Capitale, 4 projets Housing First existent – ils sont menés par DIOGENES, Infirmiers de Rue, le New Samusocial et le Smes.

Dans l’épisode précédent, que je vous invite à écouter si vous ne l’avez pas encore fait, Samara Jones,  coordinatrice du Housing First Europe Hub, nous a présenté les principes fondamentaux de Housing First et comment le modèle a été implémenté en Finlande. Dans cet épisode, Aline Strens, coordinatrice du projet Housing First de DIOGENES, nous parle du travail de son équipe et, en général, de comment le modèle fonctionne à Bruxelles.

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Housing First – l’expérience finlandaise

Le logement d’abord, «Housing First» en anglais, est une des approches innovantes en matière de services aux personnes sans domicile.

Elaboré par Sam Tsemberis à New York, ce modèle a été appliqué aux États-Unis, au Canada et dans plusieurs pays européens, y compris en Finlande, qui grâce à une stratégie sur le long terme contre le sans-abrisme a vu le nombre de personnes sans-domicile diminuer sensiblement dans les dernières années. 

Dans cet épisode on discute de Housing First avec Samara Jones, qui coordonne le Housing First Europe Hub, un réseau d’associations et de villes établi par la Fédération Européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri (FEANTSA) et la Y-Foundation

En particulier, Samara nous parle des principes fondamentaux de cette approche et de comment le logement d’abord a été implémenté en Finlande

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Espaces de Paroles

Il est rare que les personnes sans-abri soient impliquées dans le fonctionnement des services qui les accompagnent ou dans le développement des politiques sur le sans-abrisme. Souvent, leurs opinions ne sont même pas demandées.

Jusqu’en 2016, la Strada, Centre d’appui au secteur bruxellois de l’aide aux sans-abri – devenu Bruss’Help en 2019 – organisait les Espaces de Paroles, c’est-à-dire des réunions qui rassemblaient des personnes sans abri, des travailleuses sociales/ des travailleurs sociaux, et d’autres personnes intéressées. L’objectif de ces réunions, qui se tenaient régulièrement dans des centres de jour, était de donner la parole aux personnes sans-abri afin de contribuer aux politiques publiques et au fonctionnement des institutions qui les concernent.

À l’initiative de l’animateur, Jean-Louis Linchamps, les Espaces de Paroles étaient filmés et enregistrés. Le résultat est une archive impressionante: septante réunions pour un total de cent quarante heures de matériel audiovisuel.

Le Collectif Sylloge s’est intéressé à ce matériel, et l’a transformé en livre, titré Paroles Données, Paroles Perdues?, apparu en Juin 2020 aux éditions Maelstrom. Dans cette épisode, nous allons discuter des Espaces de Paroles avec Jean-Louis Linchamps, qui les a animé de 2009 à 2016, et avec deux membres du collectif Sylloge, Emanuel Lorrain et Lucie Martin.

Lien pour commander le livre: https://www.brusshelp.org/index.php/fr/espaces-de-paroles 

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Bienvenue à l’Hôtel Solidaire

Quelque semaine après le début de l’épidémie Covid-19, à Bruxelles, comme dans d’autres villes européennes, des structures touristiques, telles que des hôtels et des auberges de jeunesse, ont été utilisées pour héberger des personnes sans-abri. Dans la région Bruxelloise, au début du mois de juin, plus de 800 personnes étaient hébergées dans une dizaine d’hôtels. Depuis, certains ont fermés, d’autres ont une convention jusqu’à fin aout ou fin septembre.

Dans cet épisode, nous découvrons le fonctionnement d’un de ces hôtels, l’hôtel Solidaire, coordonné par l’Îlot, qui le gère avec DIOGENES et DoucheFLUX. Nous en discutons avec Esther Jakober, chargée de projets et coordinatrice de l’hôtel, Juliette Winnewisser, travailleurs sociale, et Xavier Vankerrebrouck, facilitateur logement.

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Un centre de jour, une porte d’entrée

Pendant cette période arbitrée par l’épidémie de Covid-19, l’importance des centres de jour est encore plus évident qu’en temps normal. Avec la fermeture de certains centres, surtout au début de l’épidémie, ou la limitation du nombre de personnes qui peuvent y accéder, les personnes qui sont à la rue ou qui dorment dans des centres d’hébergement d’urgence, ne trouvent pas un lieu où se poser pendant le jour.

Le Clos est le centre de jour de l’Îlot, une association active en Belgique depuis 60 ans à côté des personnes sans-abri. Au Clos, les personnes sans-abri peuvent trouver un moment de répit, se nourrir, prendre une douche, laisser leur valises . Le Clos peut être aussi la porte d’entrée d’un parcours d’accompagnement social.

Dans cet épisode, nous allons mieux connaître le fonctionnement du Clos et découvrir quel impact l’épidémie de Covid-19 a eu sur ses activités. Trois personnes nous guideront: Philippe, Linda et Kasole. Cette épisode voit la collaboration avec Chloé Thôme, photographe qui a pris de photos sur le Clos, et surtout, sur Philippe, Linda et Kasole. Ses photos sont disponibles ici:

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Ep.1, part.1. FR ☆ Centre de jour, première accroche à l’accompagnement psychosocial. La crise sanitaire et sociale liée au coronavirus a, une fois de plus, mis en évidence le rôle INDISPENSABLE des centres d’accueil de jour. Certains ont fermé leurs portes, d’autres ont adapté leur service et limiter l’accès, laissant alors les personnes sans abri confinées dans la rue. La demande de repas a doublé et la frustration est montée d’un cran. Un centre d’accueil est un lieu de répit, où l'on peut se nourrir, prendre une douche et laisser ses quelques affaires personnelles en sécurité. Philip, le directeur, nous explique ce que "préparer un repas pour l'autre" signifie pour lui… EN ☆ Day Center, first hook for psychosocial support. The health and social crisis linked to the coronavirus has, once again, highlighted the INDISPENSIVE role of day centres. Some have closed their doors, others have adapted their service and limited access, leaving homeless people confined to the streets. The demand for meals has doubled and frustration has risen to new heights. A daycentre is a place of respite, where you can eat, take a shower and leave your personal belongings in safety. Philip, the director, explains to us what "preparing a meal for the other" means to him. #sansabrisme #homelessness #covid19 #herosordinaire #ordinaryheroe #resilience #resiliance #gestedamour #actoflove #repas #meal #plaidoyer #advocacy

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L’épidémie et le rôle de Bruss’help dans l’aide aux personnes sans-abri

Depuis le début de l’épidémie de covid-19, le secteur de l’aide aux personnes sans-abri a mis en place plusieurs dispositifs. Cela a été coordonné, entre autre, par Bruss’help, centre régional chargé de coordonner les dispositifs d’aide d’urgence et les dispositifs d’insertion, ainsi que de mener des études et des analyses sur la problématique du sans-abrisme à Bruxelles. Bruss’help, dans toute ses nouvelles fonctions, existe seulement depuis l’automne 2019, et après juste quelque mois, sa jeune équipe a dû gérer une crise inattendue. Nous en avons discuté avec cinq membre de son équipe: François Bertrand, Frank Vanbiervliet, Ludovic Cardenas, Nehalenia De Wolf et Nicolas Horvat.

Le dénombrement des personnes sans-abri et mal logées à Bruxelles

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Depuis 2008, La Strada – et ensuite à partir de 2020 Bruss’help – organise tous les deux ans le dénombrement des personnes sans-abri et mal-logées en Région de Bruxelles-Capitale.

Le dernier dénombrement a eu lieu le 9 novembre 2020, les premiers résultats ont été communiqués dans le mois de mars et le rapport intégral vient d’être publié. 5.313 personnes ont été comptabilisées, dont 719 ayant passé la nuit dans l’espace public, un millier en squat et presque 2.000 dans les centres d’hébergement d’urgence ou dans les dispositifs de crise mis en place pendant la crise sanitaire. Par rapport au 2018, il y a eu une hausse de 27,7%, toutes catégories confondues, et, en l’espace de 12 ans, le nombre total de personnes sans-abri ou mal logées comptabilisées a un peu plus que triplé.

Dans cet épisode, Nicolas Horvat, coordinateur du dénombrement pour Bruss’help, nous parle des objectifs, de la méthodologie utilisée et de quelque piste d’analyse de l’évolution du sans-abrisme à Bruxelles.

 

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Les effets de l’épidémie COVID sur les personnes sans-abri. Une interview avec Julien Damon

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Au début de l’épidémie due à la COVID-19, le secteur associatif ainsi bien que les autorités publiques se sont penchés sur plusieurs questions, parmi lesquelles: 1) comment confiner celles et ceux qui n’ont pas de logement et qui, dans la rue, sont vulnérables physiquement et exposés publiquement ? 2) comment gérer, en période épidémique, les centres d’hébergement collectif parfois surpeuplés ? 3) comment assurer l’accès à des soins de santé et le dépistage pour des personnes sans logement et, souvent, sans assurance santé?

Pour trouver des solutions, en Belgique, comme dans d’autres pays européens, les dépenses publiques n’ont jamais été aussi abondantes et le souci d’aider les sans-abri jamais assez prononcé

Dans cet épisode, une interview – malheureusement en ligne – avec Julien Damon, qui est un sociologue français, Professeur associé à Sciences Po Paris, Conseiller scientifique de l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (En3s), Chroniqueur aux Échos et au Point. Julien Damon a publié plusieurs ouvrages sur le sans-abrisme, dont le dernier – titré Inconfinables – qui revient sur comment la France a géré la question sans-abrisme pendant l’épidémie, sur les dilemmes de l’action publique et sur les leçons à tirer de cette crise inédite.

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Le logement au rythme des gens – Housing First à Bruxelles

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“Housing First”, ou Logement d’abord, est une des approches innovantes en matière de services aux personnes sans-abri qui ont un long parcours de vie en rue et des problématiques de santé physique, mentale ou de consommation de substances.
Pour ces personnes, le processus d’insertion est souvent caractérisé par un nombre important de conditions à remplir et structuré en plusieurs étapes. Le modèle Housing First change la logique: le logement est la première étape et on peut y accéder sans conditions, sauf celles de tout locataire, et une équipe accompagne le locataire dans tous les domaines de sa vie.

Elaboré par Sam Tsemberis à New York, ce modèle a été appliqué aux États-Unis, au Canada et dans plusieurs pays européens. En Belgique le modèle a été testé pendant 3 ans, de septembre 2013 à juin 2016, dans plusieurs villes, y compris Bruxelles, et ensuite implémenté plus largement. Dans la région Bruxelles Capitale, 4 projets Housing First existent – ils sont menés par DIOGENES, Infirmiers de Rue, le New Samusocial et le Smes.

Dans l’épisode précédent, que je vous invite à écouter si vous ne l’avez pas encore fait, Samara Jones,  coordinatrice du Housing First Europe Hub, nous a présenté les principes fondamentaux de Housing First et comment le modèle a été implémenté en Finlande. Dans cet épisode, Aline Strens, coordinatrice du projet Housing First de Diogènes, nous parle du travail de son équipe et, en général, de comment le modèle fonctionne à Bruxelles.

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